The 1001 Mirrors of Arles

Atmosphère, atmosphère… dernier épisode des RENCONTRES d’ARLES de FRANÇOIS EBEL

É

trange atmosphère cette année aux Rencontres d’Arles! Les discours officiels se veulent rassurants mais tensions et inquiétudes demeurent palpables… Que vont devenir les Rencontres Photographiques dans le vaste projet pour l’art contemporain de la fondation LUMA? Seul l’avenir le dira et les relations que Sam Stourdzé saura (ou pas) tisser avec Maja Hoffmann seront sans aucun doute déterminantes, mais déjà le manque d’espaces est sur toutes les lèvres.

En mal de photos

Cette année, un seul bâtiment des ateliers SNCF accueille les expos des Rencontres et, en centre ville, le Bureau des Lices (ancien immeuble du Crédit Agricole), l’espace Van Gogh et l’Archevêché sont consacrés aux collections… Il y a aussi tous ceux qu’on ne connait que trop (Clergue, Depardon, Lacroix…). Paradoxalement, on est en mal de photos et on cherche les photographes et les projets nouveaux.

Sortir des sentiers battus

J’exagère un peu mais pas tant que ça. Il m’a fallu naviguer plus que de coutume entre le IN, le OFF, les galeries Arlésiennes et la rue pour être pleinement rassasiée et satisfaire ma gourmandise d’images. Je livre ici une mosaïque de toutes celles que j’ai aimé tout en sachant que, primo, je ne peux pas être exhaustive, secundo, je suis forcément passée à côté de choses intéressantes….

Les pépites du IN

Même si on rêvait cette Parade un peu plus flamboyante, il y avait tout de même de belles choses dans le parcours officiel et même de très belles. Si je ne devais citer qu’une expo, ce serait celle de Chema Madoz que je ne connaissais pas et qui m’a bluffée dans sa simplicité, sa force et sa créativité. Mais ce serait passer outre Kechun Zhang, Patrick Willocq, Léon Gimpel…, sans oublier le grand éclat de rire de Mazaccio & Drowilal et la magnifique prestation de Vik Muniz au Théatre Antique malgré le froid et l’heure tardive. Pour tout celà, merci Monsieur François hébel.

 Les merveilles du OFF

Mais les vraies rencontres se font aussi et surtout ailleurs que dans le cercle officiel justement, à l’occasion d’une soirée, d’un vernissage, ou simplement d’une déambulation. Le OFF vaut le détour, ne serait-ce que pour Davide Monteleone et les nombreux portfolios d’artistes laissés à la contemplation du public (Charles-Henri Bédué). Les galeries: Galerie Huit (Alisa Resnik, Francesco Pergolesi, Alexander Lindsay ou encore Vee Speers), Les Comptoirs Arlésiens de la Jeune Photographie (Lucie Jean), L’Atelier du Midi (Emanuela Meloni)… et les expositions éphémères de l’agence Myop (Ed Alcock) ou du Club des Directeurs Artistiques (Gabriel de la Chapelle)…

La pêche ne fût finalement pas si mauvaise!

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